Emerald City – Nous ne sommes plus au Kansas Dorothy

NBC frappe fort pour cette mi-saison en proposant une production de luxe sur le Magicien D’Oz. Emerald City nous en met plein les yeux. Les décors et les costumes sont splendides. On retrouve la magie du film des années 30 avec des trouvailles comme les singes volants automates. Bref, au premier abord on se régale.

Emerald City brouille les pistes.

d'Onofrio Oz
Vincent d’Onofrio est le magicien d’Oz

Une fois passé le visuel sublime, Emerald City ne fait rien pour séduire ses téléspectateurs. Son premier et principal défaut vient de sa construction. Après une heure trente d’épisode, la série ne dit pas où elle va. Ce péché originel est probablement ce qui va condamner la série avant son terme.

On retrouve le mythe du Magicien d’Oz avec des personnages adultes. Dorothy (Adria Arjona) est une fliquette boudeuse, qui se retrouve projetée à Oz par erreur.
Après avoir causé la mort de la sorcière par erreur, elle est exilée et va suivre la route de poudre jaune vers Oz. Bref on est en terrain connu. Mais la modernisation ne s’arrête pas là. L’épouvantail est maintenant Lucas (Oliver Jackson-Cohen), un aventurier crucifié. Le Lion est remplacé par un soldat (Gerran Howell) aussi peureux que l’original. Le Magicien d’Oz quant à lui est interprété par Vincent d’Onofrio, qui fait le spectacle. Dans le rôle de tyrant qui se veut bienveillant, il est difficile de ne pas penser au Kingpin de Daredevil. Malheureusement s’il est mémorable dans Daredevil il est insipide dans Emerald City.

Le reste du casting est oublié aussitôt qu’il est apparu à l’écran. Les personnages manquent cruellement de charisme. On se retrouve avec une belle bande de têtes à claque.

 

Emerald City c’est triste à en mourir.

Tip
EMERALD CITY – Jordan Loughran est Tip

NBC essaie de bouffer au râtelier des séries HBO et AMC. On serait mal en peine de ne pas voir les inspirations de Game of Thrones ou Walking Dead. Tout est sombre, à la limite du désespéré. Et c’est bien là que le bat blesse. A vouloir faire sombre, on oublie qu’il faut un espoir pour que la mayonnaise prenne.

 

De nombreuses pistes sont plantées pour développer des histoires. Mais au rythme des morts et des deus ex machinae, elles deviennent

insignifiantes.

En bref, c’est beau, ça claque, mais c’est creux.

La meilleure chose qui soit dans ce pilote tient à la dernière minute. Finalement le seul personnage qui fasse envie est celui de Tip (Jordan Loughran), un jeune homme transformé en jeune femme suite à sa recontre avec Dorothy. Seul personnage que l’on retient de se désastre, c’est ma seule raison de regarder l’épisode suivant.

Bref, Emerald City part bien mal et semble être l’un de plus gros ratés de cette saison.

En attendant on préférera relire le cycle de romans de Frank Baum, ou la performance de Vincent d’Onofrio dans Daredevil.

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